Message de bienvenue de
Son Excellence Monsieur Bawoumondom Amelete, Ambassadeur de la République Togolaise,
Doyen du Corps Diplomatique Africain
À OTTAWA, LE 25 MAI 2006
Monsieur le Représentant du Gouvernement du Canada,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs, représentants de la diaspora africaine au Canada,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Au nom de tous mes collègues Ambassadeurs, Hauts Commissaires et Chargés d'Affaires du Corps diplomatique africain accrédité au Canada ainsi que leurs épouses et époux dont j'ai l'insigne honneur d'être le Doyen et Porte-parole, je voudrais d'entrée vous remercier tous et toutes d'avoir accepté de vous joindre à nous ce soir pour célébrer ensemble le 25 Mai qui est la Journée de l'Afrique.

Mes remerciements vont tout particulièrement aux canadiennes et canadiens de toutes confessions, ceux qui sont là ce soir avec nous et ceux qui n'ont pu venir pour leur hospitalité et leur aimable collaboration avec ce grand continent que nous célébrons aujourd'hui.

Je n'oublie pas de saluer mes compatriotes africains et africaines de leur
présence et de leur apport dans la réussite de cette fête de ce soir et pour leur contribution inestimable dans la visibilité de l'Afrique au Canada.

Aussi, voudrais-je vous demander d'applaudir très forts nos frères musiciens qui se sont déplacés de Montréal pour venir égayer notre soirée.


Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,

Au moment où nous célébrons ce 43eme anniversaire de notre Journée, nous devons avoir à l'esprit que nous avons à oeuvrer ensemble, comme nous fêtons ce soir ensemble, pour l'intégration et le développement de ce continent qui est le nôtre et que nous aimons tant.

C'est donc sous le signe du thème : travailler ensemble pour l'intégration et le développement de notre Afrique que cette célébration a été placée.

L'Afrique pendant la décolonisation et quelques années après a connu
beaucoup de problèmes. Je ne vais pas m'apesantir sur ce passé vous le
connaissez. Notre continent continue encore de vivre certains problèmes.

Mais nous devons être francs pour reconnaître que depuis, beaucoup d'eau à couler sous le pont. Malgré la pauvreté qui persiste, malgré la résurgence de certains conflits, ce continent a fait d'énormes progrès. L'Afrique d'aujourd'hui n'a rien avoir avec l'Afrique d'hier.

Ces progrès, nous le devons d'abord aux pionniers de nos indépendances, ceux-là même qui ont pris l'initiative au lendemain de nos indépendances de créer l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).

C'est grâce aux fruits de leur travail inlassable que nous avons réussi à
décoloniser l'Afrique et à l'organiser politiquement. Une fois cet objectif
de décolonisation atteint, les africains n'avaient d'autres choix que de
faire tomber d'autres barrières pour affirmer définitivement leur maturité
et leur existence dans ce monde en perpétuel mouvement.

C'est ce qui explique, Mesdames et Messieurs, le passage de l'OUA, une phase purement politique, à une phase plus socio économique qui est la création de l'Union Africaine (UA). Si l'OUA a organisé l'Afrique politique, l'UA est en train d'organiser son intégration et son développement économique. Et elle le réussi bien.

J'en veux pour preuve, entre autre, la grande initiative qu'ont eue nos
chefs d'État et de gouvernement de créer le NEPAD qui est un vaste programme porteur d'espoir pour tous les africains.

Pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés dans le Programme du NEPAD nous n'avons guère de choix que d'espérer ensemble et de travailler ensemble.

Nous devons, nous africains, avoir conscience que nous devons être maître du jeu qui se joue en Afrique et devons avant tout régler nos problèmes nous-mêmes, car nous ne pourrons échapper à notre destin.

Mais étant donné l'ampleur des défis à relever et l'interdépendance du monde actuel, l'Afrique ne peut agir seule. Elle a besoin du concours du reste du monde.

Mesdames et Messieurs,
Chers invités,

C'est le lieu pour moi d'exprimer au nom de mes collègues, notre gratitude au CANADA pour son engagement de longue date aux côtés de l'Afrique.

Le CANADA, dès les premières heures des indépendances s'est porté aux côtés de l'AFRIQUE.

Cet engagement s'est renforcé au cours des ans à la satisfaction de nos populations.

Qui ne se rappelle pas le leadership du CANADA au sommet de Kananaskis pour appuyer le NEPAD ?

Qui ne se rappelle pas ce fameux fonds doté de 500 Millions de dollars que le Gouvernement canadien a créé au sortir du sommet de Kananaskis, pour soutenir la croissance en Afrique ?

Vous me permettrez de saluer au passage le travail que fait dans ce domaine nos amis du Conseil Canadien pour l'Afrique en partenariat avec nos Missions diplomatiques au Canada pour draîner vers notre continent l'investissement privé canadien.

Outre cela, le CANADA a été l'un des principaux pays à oeuvrer pour l'annulation de 100% de l'aide multilatérale des PPTE au sommet du G8 de Gleneagles. C'est une décision que les Africains ont accueilli avec satisfaction et pour tout cela nous voudrions rendre un hommage appuyé au Gouvernement du CANADA et à travers lui à toutes les Canadiennes et tous les Canadiens sans oublier tous les autres pays du G8 qui ont participé à cette importante décision.


Toutefois, l'impact de cette annulation de dettes serait plus grand si des ressources additionnelles conséquentes, qui constituent une entrée véritable de fonds nouveaux, accompagnaient cette annulation.

L'effacement de la dette à lui tout seul ne réglera pas le problème bien
qu'il soit une bouffée d'oxygène pour les pays bénéficiaires.

Mais comme le dit un collègue dans la revue "Diplomat Investissement", pour être plus efficace, il faut aussi l'effacement de la dette bilatérale et le relèvement de l'APD vers l'objectif de 0,7% du PNB pour pouvoir vraiment enclencher une dynamique de développement et donc de réduction de la pauvreté.

Nous avons, malgré tout, espoir qu'ensemble nous parviendrons à trouver les voies et moyens pour atteindre tous ces objectifs du millénaire et faire de l'Afrique une Afrique gagnante.

A toutes et à tous, je souhaite une bonne célébration.

Sur ce je vous invite à bien vouloir porter un toast en l'honneur de l'unité et la solidarité africaine et de la coopération canado-africaine.

Je vous remercie.


AHIBO 2006